Les nouveaux tarifs auxquels les Français pourront vendre l’électricité produite avec des panneaux photovoltaïques ont été annoncés par Jean-Louis BORLOO.
Les principaux éléments du nouveau dispositif tarifaire, applicable au 1er janvier 2010, sont les suivants :
- Les installations avec « intégration au bâti » bénéficieront toujours du tarif de
60.2 c€ / kWh. Les règles d’intégration au bâti sont améliorées. Afin de renforcer la qualité de la mise en œuvre, l’installateur devra remettre un certificat attestant que les ouvrages ont été conçus et réalisés dans le respect de la réglementation et des règles de l’art.
- Les installations avec « intégration simplifiée au bâti » pourront bénéficier d’un nouveau tarif, fixé à 45 c€ / kWh. Ce tarif est réservé aux installations d’une puissance supérieure à 3 kWc.
- Les installations au sol pourront toujours bénéficier du tarif de 32.8 c€ / kWh. En outre, pour les installations au sol d’une puissance supérieure à 250 kWc, le tarif variera désormais de 32.8 c€ / kWh pour les régions métropolitaines les plus ensoleillées à 39.4 c€ / kWh pour les régions les moins ensoleillées.
Les tarifs seront maintenus inchangés jusqu’en 2012 inclus. Afin de donner une visibilité de long terme aux acteurs, le projet d’arrêté comprend une formule d’indexation dégressive des tarifs à compter de 2013.
Les éoliennes, A quoi servent les éoliennes ? Les éoliennes permettent de produire de l'électricité à l'aide du vent. Les kilowattheures obtenus peuvent être utilisés directement ou être envoyés sur le réseau électrique. L'éolienne produit une énergie propre : pas d'émission de gaz (notamment le CO2, principal gaz à effet de serre), ni de particules, aucune influence sur la qualité de l'air. Même chose au sol : pas de déchet, pas d'effluent, pas de rejet. Ainsi, utiliser le vent pour produire de l'électricité représente un atout formidable pour répondre à la fois aux besoins croissants d'énergie et à la lutte contre l'effet de serre.
Pourquoi s'intéresse-t-on aujourd'hui aux éoliennes ? Le protocole signé en décembre 1997, à l'issue de la conférence internationale de Kyoto, vise à réduire pour 2010 les émissions mondiales de gaz à effet de serre, et ainsi limiter le réchauffement climatique. Au niveau européen, les objectifs du protocole de Kyoto sont déclinés dans le Livre blanc qui établit une stratégie et un plan d'action communautaires : réduire les gaz à effet de serre de 15 % par rapport à 1990, grâce aux sources d'énergies renouvelables. Celles-ci devraient couvrir au moins 12 % des besoins en énergie primaire de l'Union européenne, au lieu des 6 % actuels. La France s'est engagée à contribuer à l'objectif européen en plaçant à environ 22 % en 2010 la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité, au lieu de 15 % aujourd'hui (si l'on y inclut la grande hydraulique) et, pour ce faire, à développer la production d'énergie éolienne. Gaz à effet de serre : produits pour une partie d'entre eux par les activités humaines, ils sont retenus par l'atmosphère et réchauffent l'air en absorbant les infrarouges émis par dans le sol. L'effet de serre a pour conséquence l'élévation de la température de la surface terrestre. Energie primaire : énergie n'ayant subi aucune transformation. Qu'est-ce qu'une énergie renouvelable ? C'est une énergie inépuisable, à l'inverse des énergies fossiles. On qualifie les énergies renouvelables d'énergies " flux " par opposition aux énergies " stock " constituées de gisements limités de combustibles fossiles : pétrole, charbon, gaz, uranium. Aujourd'hui les énergies renouvelables couvrent 20 % de la consommation mondiale d'électricité. Elles sont sous-exploitées.
